Quand on vit dans un petit espace, chaque mètre carré compte… mais la lumière aussi. Je le vois souvent en rendez-vous client : on veut séparer sans enfermer, structurer sans rétrécir, créer de l’intimité sans sacrifier cette belle luminosité naturelle. C’est exactement là que les cloisons amovibles deviennent vos meilleures alliées.
Je te partage ici 10 idées de cloisons amovibles que j’utilise régulièrement en projet, pour séparer sans cloisonner, tout en préservant au maximum la lumière dans un petit espace.
Verrière amovible sur rail
La verrière est devenue un grand classique, mais dans sa version amovible, elle est encore plus futée. Au lieu d’être fixe, elle coulisse sur un rail au plafond (ou parfois au sol) et permet d’ouvrir ou de fermer l’espace selon le moment de la journée.
J’aime beaucoup :
- Utiliser des profils fins en métal noir pour un style industriel chic.
- Choisir un vitrage clair pour laisser passer un maximum de lumière.
- Prévoir un rail discret encastré dans un faux plafond pour un rendu minimaliste.
C’est idéal entre une chambre et un salon, ou entre une cuisine et une pièce de vie, quand on veut limiter les odeurs sans perdre la perspective. Si tu cherches un produit à acheter, regarde les verrières « atelier » sur rail, souvent proposées en kits prêts à poser : c’est un budget, mais l’effet est vraiment spectaculaire dans un petit volume.
Paravent ajouré design
Le paravent, c’est un peu le caméléon de la cloison amovible : on le plie, on le déplie, on le déplace. Pour préserver la lumière, j’évite les panneaux totalement opaques et je privilégie les modèles ajourés.
Quelques pistes intéressantes :
- Paravents en bois découpé façon moucharabieh (super pour un style bohème ou méditerranéen).
- Paravents en cannage, qui filtrent la lumière en douceur et ajoutent une belle texture.
- Paravents en métal perforé pour une touche plus contemporaine.
Ce que j’aime le plus, c’est que tu peux vraiment jouer avec la modularité : un paravent peut isoler un coin bureau pendant les heures de travail, puis se ranger contre un mur le soir pour retrouver un grand espace de vie.
Rideaux légers ou panneaux japonais
Les rideaux sont une solution ultra souple, économique et très douce visuellement. Pour ne pas assombrir la pièce, je conseille :
- Des voilages clairs (lin lavé, coton léger) qui diffusent agréablement la lumière.
- Des panneaux japonais, plus graphiques, qui coulissent sur rail.
- Des rails triples pour superposer un voilage léger et un rideau plus occultant.
Dans un studio, par exemple, un simple rail au plafond peut délimiter l’espace nuit. Le matin, tu ouvres tout, la lumière inonde l’appartement. Le soir, tu tires le rideau pour un effet « petite chambre dans la chambre » sans travaux lourds.
Claustra en bois ou en métal
Le claustra, c’est un peu l’entre-deux parfait : il structure l’espace sans complètement le fermer. J’aime le travailler sur mesure, mais il existe aujourd’hui plein de modèles prêts à poser ou modulables.
Pour conserver la lumière :
- Je privilégie des lames assez espacées, verticales ou horizontales.
- Je choisis des essences claires (chêne, pin, bouleau) dans les petits espaces.
- Ou du métal laqué blanc ou noir pour un style plus graphique.
On peut le fixer au sol et au plafond, mais aussi l’imaginer entièrement amovible sur une base autoportante. Entre entrée et salon, c’est une merveille pour marquer la circulation sans créer un mur massif.
Bibliothèque double-face ajourée
C’est l’un de mes chouchous : la bibliothèque qui fait cloison, mais laisse passer la lumière entre ses étagères. Pour que cela fonctionne bien dans un petit espace, il faut éviter l’effet « mur de livres compact ».
Quelques astuces que j’applique souvent :
- Alterner livres, objets déco et zones vides pour laisser circuler le regard.
- Choisir une structure légère, peu profonde (25–30 cm suffisent).
- Privilégier des montants fins, en métal ou en bois clair.
Entre un coin nuit et un séjour, une bibliothèque double-face crée un filtre intéressant : on ne voit pas immédiatement ce qui se passe derrière, mais la lumière, elle, continue de passer à travers les étagères.
Portes coulissantes en verre ou polycarbonate
Les portes coulissantes sont une excellente alternative aux cloisons fixes, surtout lorsqu’elles sont vitrées. Elles peuvent disparaître dans un caisson (type porte à galandage) ou coulisser le long d’un mur.
Pour ne pas perdre en luminosité, je recommande :
- Le verre clair si tu veux conserver une transparence maximale.
- Le verre dépoli ou le polycarbonate si tu cherches plus d’intimité.
- Des profils fins en aluminium pour un rendu discret.
Le polycarbonate alvéolaire est souvent sous-estimé : il est plus léger, moins cher que le verre, et il diffuse très bien la lumière. En cloison coulissante, il donne une ambiance un peu « atelier lumineux », parfaite pour séparer une chambre et un espace de travail.
Panneaux modulaires suspendus
On voit de plus en plus de panneaux suspendus, souvent utilisés au départ pour corriger l’acoustique des espaces de travail, mais qui fonctionnent très bien chez soi. Ce sont des panneaux (tissu, feutre, bois ajouré, métal perforé) suspendus au plafond par des câbles.
Pourquoi je les aime :
- Ils n’encombrent pas le sol, pratique dans les petites surfaces.
- Ils peuvent être ajourés ou découpés pour laisser passer la lumière.
- On peut les déplacer, les réorganiser, en ajouter, en retirer.
Tu peux par exemple créer une sorte de « drapé » vertical entre ton coin repas et ton salon, avec des panneaux textiles clairs, qui filtrent le bruit et la lumière tout en dessinant une vraie séparation visuelle.
Structures en verrière basse avec retour ouvert
Une autre option intéressante consiste à travailler sur une demi-cloison vitrée ou une verrière basse, complétée par un retour ouvert. En clair, tu cloisonnes partiellement, mais tu laisses un grand passage d’air et de lumière en haut ou sur le côté.
Concrètement, ça peut donner :
- Un soubassement plein d’environ 1 m de haut, surmonté de vitrages.
- Un retour latéral vitré qui s’arrête avant le plafond.
- Une structure poteaux-poutres avec seulement quelques panneaux vitrés.
Ce genre de configuration est idéal si tu as besoin de protéger un coin bureau ou un espace nuit, tout en gardant la sensation d’un volume unique. La lumière circule par le haut et sur les côtés, sans créer cette impression de boîte fermée.
Cloisons en cannage ou rotin sur cadre
Le cannage est revenu en force dans nos intérieurs, et pour les cloisons amovibles, c’est un matériau génial. On le tend sur des cadres en bois, que l’on utilise ensuite comme panneaux mobiles ou paravent géant.
Ses atouts dans un petit espace :
- Il laisse passer la lumière tout en floutant ce qui se trouve derrière.
- Il apporte une chaleur et une texture très enveloppantes.
- Il reste visuellement plus léger qu’un panneau plein.
Tu peux trouver des panneaux tout prêts ou faire réaliser un cadre sur mesure chez un menuisier, puis y fixer du cannage vendu au mètre. Entre salon et chambre, par exemple, l’effet est à la fois cosy et aérien.
Modules sur roulettes : cloisons nomades
Dernière idée, mais pas des moindres : les cloisons nomades sur roulettes. Ce sont des panneaux, parfois ajourés, parfois partiellement vitrés, montés sur une base mobile. On les déplace au gré des envies, un peu comme un meuble.
Dans un petit appartement, c’est une solution que je trouve très maligne :
- Tu peux réorganiser l’espace selon les moments (télétravail, réception, détente).
- Tu choisis des matériaux qui laissent passer la lumière (verre, polycarbonate, bois ajouré).
- Tu peux les utiliser comme support déco (plantes, miroirs, patères…).
Imagine un panneau ajouré sur roulettes, avec quelques plantes suspendues : tu crées un filtre végétal entre ton coin salon et ton espace nuit, mobile et vivant.
Ce que j’essaie toujours de garder en tête en travaillant ce type de projet, c’est l’équilibre entre intimité et lumière. Dans un petit espace, la cloison amovible n’est pas seulement un « truc de plus » à rajouter, c’est un outil pour transformer ton intérieur au quotidien : ouvrir, fermer, filtrer, cacher un peu… sans jamais enfermer totalement.
Si tu te lances, commence par bien analyser la course de la lumière dans ta pièce (d’où elle arrive, comment elle se déplace dans la journée), puis choisis le type de cloison qui joue avec elle, plutôt que contre elle. Verrière, rideaux, claustras, bibliothèques ajourées… tu as maintenant toute une palette d’idées pour séparer sans cloisonner.
